Histoire d’Amadis d’Orbigny, printemps, fin

Le chant des arômes

Sur la ligne d’horizon,
Les champs se fondent,
S’échappent.
Une maison au creux d’un vallon,
Baignée des vapeurs du crépuscule
Auréole argentée
Ceinte d’atomes scintillants.
Les blés sont encore verts,
Ils bruissent et leur mélodie
Est accompagnée des derniers
Chants des oiseaux.
La voûte
Déroule ses étoiles
Tandis que le chant des arômes de cette chaude journée
Exhale ses derniers soupirs.
Surgit un faisan,
Puis un lièvre,
Eclats fauves et dorés
Fusant hors des rideaux
de verdure.
La nuit répand son encre
Douce,
Veloutée,
Tandis que tu te loves
Au creux de mon corps ;
Le silence est juste
Entrecoupé par l’oraison
Des chouettes,
Les chœurs des dieux
Les soupirs de l’humanité.

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Histoire d’Amadis

Il advint un moment où il cessa d’entendre :
Il écoutait.


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~ par landryjutier sur août 4, 2010.

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