Histoire d’Amadis, début du printemps

Obligation de tourner à droite
Et enfin s’échapper.
Parcourir, traverser
Les grandes étendues,
Larges couvertures de blés
Couchés par le vent
De brindilles pliant sous  la  bise.
La pluie, mouvante,
Se développe et forme une douce  écume,  un  peu  au-dessus  du   bitume.
Les voitures qui doublent envoient
Des éclats,
Des gerbes de gouttes,
Et s’évanouissent devant nous,
Dans un tourbillon d’eau
De   poussières, de lumière.
La lumière perlée du soleil
Joue  avec  la  translucidité
Des nuages.

——————————————–

C’est un endroit
Enfoui, secret,
Où il faut pénétrer.
Un petit cours d’eau
Frétille, sursaute,
Parmi les herbes
Hautes.
Les branches encore nues des arbres
Filtrent la lumière du soleil.
Sous la mousse moelleuse
L’écorce des arbres
Est l’habitat
De petites âmes
De cœurs palpitants
De frêles divinités
Qui, une fois
La voûte revêtue de ses écharpes sombres,
Courent sur l’eau
Voguent sur les nappes de brumes
Caressent de leurs membres
Evanescents l’herbe
Constellée de lucioles,
De gouttes,
D’éclats métalliques.
Petites fées, ondines,
Font palpiter les troncs,
Frémir les branches
Agitent les eaux…
Aiguevives.
Gît parmi ces éléments
Un vaisseau minéral
Gigantesque,
Sculpté de feuilles d’acanthes,
D’animaux fantastiques.
Ses vitraux sont brisés
Ses peintures passées.
Refuge enveloppant,
Anfractuosité qui accueille
La nuit
Et d’où naît
Le jour et la douce lumière,
Le plaisant soleil,
L’essence de la vie.

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~ par landryjutier sur juin 19, 2010.

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