Amadis d’Orbigny : hiver, fin 

Son grand corps endormi
Air froid, horizon gris
Neige poudroyant
Sur les animaux
Arbres nus
Empreintes ténues
La brume somnolente
L’anthracite de l’hiver.

——————————

Lors du retour
De la ville de Tours
Je vis dans le ciel
Se hisser la lune
Tremblante et belle
Hors des nuées brunes.
La sphère céleste
Domine les plaines agrestes
La lune pleine et languide
Emplit l’air d’une teinte livide
Et se découpent, noirs, les arbres
Comme les veinures du marbre.
Arrivée, je vais rejoindre mon lit
Me glisser dans ses replis
Et penser à toi
A nos corps qui se déploient
A nos sueurs
S’entremêlant, douces et salées
Aux tardives heures.

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~ par landryjutier sur juin 1, 2010.

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