L’histoire d’Amadis d’Orbigny – prologue et début de l’automne


PROLOGUE

J’aime voyager de nuit,
Où les écharpes mauves,
Rougeoyantes, déchirent le ciel.
Les reflets, au loin de la nuit,
Vers l’horizon des terres chauves
Nous font croire à l’aube, vermeille.
Des trains passent
A la mélodie souffreteuse,
Néons qui lassent
La nuit d’étreintes douloureuses.

Chapitre I : AUTOMNE

Cette campagne sent
Le pneu brûlé
Le bois mouillé
La brume qui rouille
Le feu qui cendre.

PETITE FEERIE NOCTURNE

La nuit nappe le paysage
De son onctuosité
Les arbres s’enrobent
De ce velours aux teintes
Sourdes et profondes.
Les voiles s’échappent
Du fleuve
Et dansent entre les peupliers
Les buissons et
Les fuseaux.
La lumière de la lune,
Des étoiles,
Dépose sa poussière sur toute
Chose,
Sur les visages de ces nymphes
Qui virevoltent.
Leur beauté exquise
Provoque des vigueurs faunesques,
Des éclats
Fait s’écouler
Des sources
Des torrents
Des rivières.
Seules les chouettes
Observent le ballet
Des satyres
Qui lutinent ;
Leur masque blanc
Danse et
Oscille
Et leurs yeux, tout
Etonnés,
Roulent, rythment
Le ballet, la farandole
Jusqu’à son expiration ;
Il s’étend sur les
Brumes stagnantes
Puis se niche, se cache.
La nuit retire ses écharpes
Sombres et s’apaise
Derrière l’horizon.

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~ par landryjutier sur mai 1, 2010.

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